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Articles
Islam light : un produit qui se vend bien
lundi 4 février 2008 - par Vincent Geisser
On les entend, on les voit et on les lit partout : à la radio, à la télévision, dans les journaux et dans les conférences standing. Leurs livres se vendent à des milliers d’exemplaires dans les rayons des supermarchés. En quelques années, ils sont devenus les « chouchous musulmans » des médias et des intellectuels français. Le secret de cette fulgurante réussite médiatique et commerciale ? Un discours formaté sur la « déchéance » et la « maladie de l’islam », religion noble qui aurait été corrompue par la « populace musulmane » ignorante et obscurantiste. Se présentant comme les « nouvelles Lumières de l’Islam », ils développent une vision élitiste et méprisante à l’égard des musulmans croyants et pratiquants, identifiés souvent comme de « mauvais musulmans ». Mais à y regarder de plus près, leur discours « éclairé » rejoint sur de nombreux points celui des Salafistes les plus fondamentalistes : la défense d’une cité musulmane idéale et totalement imaginaire (elle n’existe que dans leur tête), à la seule différence près que la cité idéale des Muslims Light n’est pas Médine mais la cité coloniale, celle de l’islam domestiqué et des musulmans dominés. Le mépris de la « masse musulmane » : les racines coloniales d’une posture faussement critique Contrairement à une idée reçue, ces « nouvelles Lumières de l’Islam » n’ont rien inventé : elles reprennent dans ses grandes lignes la critique coloniale de la religion musulmane, telle qu’elle était véhiculée par certaines élites indigènes assimilées qui voulaient à tout prix marquer leur détachement par rapport à leur « communauté d’origine ». Ainsi, les Abdelwahab Meddeb[1], Malek Chebel[2], Fethi Benslama[3] ou, encore, le nouveau-né de ces « réformateurs éclairés », Abdennour Bidar[4], doivent-ils moins être considérés comme des innovateurs musulmans que comme des continuateurs, des suiveurs et des héritiers d’une critique « interne » à l’islam qui a connu son apogée durant la période coloniale et, plus particulièrement, en Algérie française. En effet, dans le contexte colonial algérien, une minorité d’élites musulmanes reproduisaient in extenso les thèses en vogue sur le « retard musulman » et entendaient œuvrer à une réforme profonde de leur religion, afin qu’elle s’adapte aux exigences de la modernité laïque et républicaine. Sur ce plan, on peut noter que la critique « interne » de l’islam a toujours été étroitement liée aux enjeux traversant la société française et ses thèmes fétiches (le fanatisme, l’obscurantisme, l’ignorance de la « masse musulmane »…) fortement dépendants du champ intellectuel dominant, comme si cette critique répondait moins à une volonté de réformer l’islam de l’intérieur que de donner des gages de « conformité » au discours ambiant. Ces « nouveaux Voltaire de l’islam » sont moins valorisés dans leur fonction d’imagination ou d’innovation doctrinale que dans celle d’auxiliaires et de soutiens à la critique anti-musulmane des « intellectuels légitimes » (Redeker, Declerck, Dantec, Val…) - tous non musulmans d’ailleurs -, se coupant ainsi de toute possibilité de relations étroites avec les milieux musulmans croyants et/ou pratiquants et surtout de toute capacité à entreprendre une véritable réforme de l’islam dans l’avenir. En somme, critiquer les musulmans pour ces « réformateurs » d’hier et ces « nouvelles Lumières » d’aujourd’hui (Meddeb, Chebel, Bidar et compagnie), c’est moins parler aux « siens » que de donner des gages et des signes de « bonne conduite » aux acteurs dominants (les élites politiques, les médias, les intellectuels habitués des plateaux TV), renvoyant en cela à un phénomène de mythification, finement analysé par l’écrivain Albert Memmi dans son Portrait du colonisé : « Confronté en constance avec cette image de lui-même, proposée, imposée dans les institutions comme dans le contact humain, comment n’y réagirait-il pas ? Elle ne peut lui demeurer indifférente et plaquée sur lui de l’extérieur, comme une insulte qui vole dans le vent. Il finit par la reconnaître, tel un sobriquet détesté mais devenu un signal familier. L’accusation le trouble, l’inquiète d’autant plus qu’il admire et craint son puissant accusateur. N’a-t-il un peu raison ? murmure-t-il. Ne sommes-nous pas tout de même un peu coupables ? Paresseux, puisque nous avons d’oisifs ? Timorés, puisque nous nous laissons opprimer ? […] Ce mécanisme n’est pas inconnu : c’est une mystification »[5]. Au risque de choquer, il faut le dire et le répéter : il existe bien un « complexe du colonisé » chez ces « nouvelles Lumières de l’Islam » qui se traduit par une tendance pathétique à affirmer : Je suis musulman mais je n’ai rien à voir avec cette masse musulmane ignorante. Complexe du colonisé réactualisé en ce début de XXIe siècle et qui frappe même certains « convertis » ou enfants de « convertis » qui, en définitive, assument mal leur statut de « musulmans » et finissent par surenchérir sur leur « modernité musulmane » et sur leur « islam intérieur » (self Islam), opposé à l’archaïsme et à l’islam ostensible de la majorité. Il faut y voir ici l’une des conséquences paradoxales des nombreuses campagnes islamophobes : il y a ceux qui résistent en se renforçant dans leur foi et leurs convictions ; il y a ceux qui craquent. A certains égards, ces « nouvelles Lumières de l’Islam » sont aussi des « victimes » de l’islamophobie ambiante. Mais une position de « victimes » qui, dans leur cas précis, peut rapporter gros. Un produit commercial, un rêve inassouvi : promouvoir un islam sans musulmans Depuis cinq ou six ans (le 11 septembre est passé par là), l’on voit fleurir dans les rayons de nos librairies et de nos supermarchés de nombreux essais critiques sur l’islam, l’islamisme, les musulmans…, dont les auteurs sont presque toujours des intellectuels franco-maghrébins, formés dans les deux « cultures » et les deux langues (français/arabe), véhiculant une vision nostalgique et mélancolique d’un modèle éducatif propre à certaines élites maghrébines. Parmi eux, des auteurs tels que Abdelwahab Meddeb, Fethi Benslama, Malek Chebel…, qui sont sans aucun doute les auteurs les plus représentatifs de cette « nouvelle vague » de l’Islam light et sont désormais omniprésents dans le débat politico-médiatique. Leurs écrits ne cessent de louer cet « islam des Lumières » de leur enfance et leur adolescence (le Maghreb colonial des années 1950-1960), qui serait aujourd’hui emporté par la « vague intégriste ». Dans son best-seller, La Maladie de l’islam, Abdelwahab Meddeb se livre ainsi à un véritable hymne à la Tunisie sous le Protectorat français, qui rappelons-le quand même, était fondé sur un régime de domination coloniale qui n’avait rien à envier à l’Algérie : « Il faut le reconnaître le modèle européen dans lequel j’ai grandi, celui qui émane des Lumières françaises et qui m’a formé, à travers un enseignement franco-arabe, n’est plus attractif. […] J’ai assisté dans mon enfance (dans les années 1950), dans cette citadelle de l’islam qu’est la médina de Tunis, au dévoilement des femmes au nom de l’occidentalisation et de la modernité ; cela a concerné les femmes, les filles et les sœurs des docteurs de la Loi qui tenaient chaire dans la millénaire université théologique de la Zitouna (une des trois plus importantes de l’islam sunnite…) »[6]. (A. Meddeb, La maladie de l’islam, p. 43). Cette célébration de « l’islam des Lumières » (en réalité un islam imaginaire) évoque parfois les accents fortement assimilationnistes de certaines élites indigènes profrançaises pendant la période coloniale. Abdelwahab Meddeb n’hésite pas à se réclamer ouvertement du penseur nationaliste Ernest Renan, lui pardonnant au passage son racisme antisémite : « [….] Je lui [à Renan] pardonne son racisme, sa vision essentialiste des langues et des systèmes symboliques, sa hiérarchie entre les expressions et les imaginaires…car il m’a aussi aidé à comprendre la chimère que représentent le panarabisme comme le panislamisme. Son opuscule Qu’est-ce qu’une nation ? m’a rappelé que la nation n’est fondée ni sur l’unité linguistique, ni sur la communauté de la foi, ni sur la continuité géographique, ni sur le langage de l’histoire. Elle l’est sur le seul désir d’être ensemble. C’est ce désir qui m’a fait choisir la communauté française, où mon nom étranger se décline dans l’amputation sonore, où je continue d’entretenir ma généalogie islamique et la croiser avec mon autre généalogie européenne. Ainsi l’hérité et le choisi se combinent à l’intérieur d’un seul et même être… ». (A. Meddeb, La maladie de l’islam, p. 220-221). Cette idéalisation du nationalisme européen et de l’islam colonial est bien sûr inséparable d’une tendance au sado-masochisme propre à l’esprit colonisé. Mais ce qui paraît grave, c’est que ce complexe du colonisé semble quasiment intact en ce début de XXIe siècle et qu’il aboutit à légitimer une vision caricaturale des croyants et des pratiquants musulmans, comme si ces derniers avaient tous cédé au fanatisme et à l’obscurantisme. Cette vision totalement simpliste est appliquée autant aux sociétés dites « arabo-musulmanes », qu’aux « banlieues de l’islam » de France. Le psychanalyste franco-tunisien Fethi Benslama écrit ainsi : « Face à la terreur du nom [Islam = soumission] et à la hantise de sa trahison que l’idéologie islamiste diffuse dans la jeunesse, il s’agit ici de reprendre le travail de l’écart entre le nom et l’essence, celui-là même qui fut à l’œuvre chez les penseurs de la liberté dans la civilisation islamique (Avicenne, Averroès, Ibn Arabî, etc.) ou celle des Lumières européennes, puisque tel est l’un des sens du travail de la culture ». (F. Benslama, Déclaration d’insoumission à l’usage des musulmans et de ceux qui ne le sont pas, p. 30). En deux mots, l’islam noble, l’islam des élites, l’islam d’antan, est aujourd’hui corrompu par les croyants ordinaires, ceux-là mêmes qui portent barbes et hijab, ceux-là mêmes qui fréquentent les mosquées, ceux-là mêmes qui égorgent rituellement leurs moutons dans la baignoire de leur HLM : « D’aristocratique, le sujet islamique devient peu à peu l’homme du ressentiment, cet homme frustré, insatisfait, se pensant au-dessus des conditions qui lui sont faites ; comme tout semi-intellectuel, il s’avère (dans ses refus et sa haine accumulés) candidat à la vengeance, prédisposé à l’action insurrectionnelle et à ce qu’elle comporte de dissimulation et de sacrifice ». (A. Meddeb, La maladie de l’islam, p. 22). Maladie de l’islam ou maladie de Ben Ali ? Bien sûr, comme le relevait très justement Tariq Ramadan dans l’émission « Ce soir ou jamais », diffusée sur France 3 le 30 janvier 2008, ces « nouvelles Lumières de l’Islam », ne disent généralement pas un mot sur la responsabilité politique des régimes autoritaires, sur les pratiques répressives, sur la corruption généralisée des élites gouvernementales. Abdelwahab Meddeb décrit dans ses différents ouvrages « La maladie de l’islam » mais il n’a jamais écrit un seul mot sur « La maladie de Ben Ali », les centaines de femmes violées dans les commissariats de police, les journalistes agressés, les milliers de jeunes tunisiens poussés à risquer leur vie sur les barques de la mort. Un silence total sur les « raisons politiques » de la dérive dictatoriale du monde arabe qui parle de lui-même. La dictature, c’est la faute aux musulmans, mais jamais aux dictateurs ! Les nouvelles « Lumières » de l’islam : des Salafistes qui s’ignorent Toutefois, le principal reproche intellectuel que l’on peut adresser à ces « nouveaux penseurs de l’Islam light » (Abdelawahab Meddeb, Fethi Benslama, Malek Chebel et, aujourd’hui, Abdennour Bidar), c’est finalement de répondre au processus d’idéalisation identitaire des Salafistes (la citée idéale de Médine des débuts de l’islam) par une autre idéalisation toute aussi mythique (la cité musulmane aristocratique du Moyen Âge ou, pire, la cité coloniale franco-arabe), s’exposant par là à n’avoir aucune prise sur l’évolution sociologique de l’islam actuel et sur les « musulmans réels ». A l’idéalisme salafiste et wahhabite, ces « nouveaux penseurs » opposent un idéalisme élitiste et intellectualiste qui conforte à son tour, comme le relève fort pertinemment l’historienne Sylvie Denoix[7], une vision à la fois essentialiste et quasi-génétique de l’islam, d’où d’ailleurs la référence récurrente à la maladie, comme si la religion musulmane était un « corps biologique ». Des médecins à la Molière… Or, l’islam de France n’a pas besoin de « médecins à la Molière » qui viendraient guérir les musulmans d’une « maladie » prétendument incurable : la foi en Allah. Il a d’abord besoin de penseurs et de réformateurs, en phase avec la vie quotidienne des croyants et des pratiquants ordinaires. Et le principal problème que soulève cet engouement médiatique et commercial pour l’Islam light, ce n’est pas seulement sa méconnaissance totale des réalités musulmanes françaises ou européennes mais aussi sa volonté de promouvoir un islam sans musulmans, en deux mots : Vive l’islam épuré des ses croyants et de ses pratiquants ! Un islam sans bruit et sans odeur en quelque sorte ! A suivre la semaine prochaine l’article de Vincent Geisser : « Les poupées Barbie de l’Islam light : exhibitionnisme et érotisme victimaires » [1] Abelwahab Meddeb, La maladie de l’islam, Paris, Le Seuil, coll. « Points Essais », 2002. [2] Malek Chebel, Manifeste pour un islam des Lumières, Paris, Hachette Littératures, 2004. [3] Fethi Benslama, Déclaration d’insoumission à l’usage des musulmans et de ceux qui ne le sont pas, Paris, Flammarion, 2005. [4] Abdennour Bidar, Self islam, Paris, Seuil, 2006. [5] Albert Memmi, Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Paris, Gallimard, coll. « Folio actuel », 1985, p. 106-107. [6] Abelwahab Meddeb, La maladie de l’islam, Paris, Le Seuil, coll. « Points Essais », 2002, p. 43. [7] Sylvie Denoix, « Compte rendu » de l’ouvrage d’Abdelwahab Meddeb : La maladie de l’islam, REMMM, n° 101-102, 2003. Mots clésVincent GeisserPolitologue Il est également l’auteur de :
Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article8 février 2008
Ali Reda, bonsoir
Je suis d’accord avec vous sur au moins un point mais il est important. Oui, comme vous le dites, la modernité se définit par une radicalisation de l’immanence. C’est évident. Cette radicalisation a certes eu (...) (Lire la suite)
8 février 2008
JANOT a dit :
Se présentant comme les « nouvelles Lumières de l’Islam », ils développent une vision élitiste et méprisante à l’égard des musulmans croyants et pratiquants, identifiés souvent comme de « mauvais musulmans ».
Vous êtes sûr de ne pas (...) (Lire la suite)
7 février 2008
Nass a dit :
Salam Espoir
Chebbel, L’intellectuel qui participe à l’émission " les enfants d’Abraham" sur Direct 8 en compagnie d’un rabin et d’un père.
Cherchez l’intrus
Pour représenter le judaïsme, il fallait un (...) (Lire la suite)
7 février 2008
espoir a dit :
Salam, je trouve cet article trop sévère. Honnêtement, je ne connais pas les intentions de chebbel mais je respecte sa vision des choses, au pire je dirais qu’il démarre du constat que l’image de l’islam fait peur, il l’a (...) (Lire la suite)
7 février 2008
Ali Reda a dit :
Votre question répétée à mon endroit ne doit pas occulter le texte de M. Geisser, qui est la seule source de réflexions ici. Vos imprécisions demandent trop de développement et ma remarque, mise en exergue par vos soins, n’introduisait (...) (Lire la suite)
7 février 2008
Ali Reda écrit :
"Une des erreurs, peut-être la plus répétée, aussi faut-il qu‘elle soit la moins révélée, concerne l’identité des processus critiques faites au christianisme durant ces trois derniers siècles en occident, avec les (...) (Lire la suite)
7 février 2008
Sakina a dit :
L’ « islam des lumières » n’est qu’un « islam d’idéologie et de philosophie » du 21ème siècle, un islam de marketing, modelé, remodelable, retouché et retouchable par tous les courants, et ce sûrement pas dans un but (...) (Lire la suite)
7 février 2008
Al Zeituni a dit :
Bravo pour cet article qui fait état d’un phénomène très amusant de francisation de l’islam. C’est à la fois amusant, mais aussi dommage, car si pas mal de gens ne font pas la différence entre islam et islamisme, le fait que (...) (Lire la suite)
7 février 2008
Ali Reda écrit :
"Une des erreurs, peut-être la plus répétée, aussi faut-il qu‘elle soit la moins révélée, concerne l’identité des processus critiques faites au christianisme durant ces trois derniers siècles en occident, avec les (...) (Lire la suite)
7 février 2008
Amirouce a dit :
salut david,
je suis tout à fait d’accord avec ton analyse de la crise du monde musulman.
en parlant de Lewis, david, je crois que tu te plante,il a encouragé BUSH pour lancer la guerre d’irak. en 2006 plus exactement le 22 aout il (...) (Lire la suite)
6 février 2008
Sakina a dit :
L’ « islam des lumières » n’est qu’un « islam d’idéologies et de philosophies » du 21ème siècle, un islam de marketing, de politique, modelé, remodelable, retouché et retouchable par tous les courants et ce sûrement pas (...) (Lire la suite)
6 février 2008
malik a dit :
et oui Vincent Geisser a tapé dans le mille ! on critique à juste titre les partis islamistes pour utiliser la religion pour faire de la politique mais on ne dit mot de ceux qui utilisent l’islam pour faire du business !!! combien de (...) (Lire la suite)
6 février 2008
Ali Réda a dit :
Une des erreurs, peut-être la plus répétée, aussi faut-il qu‘elle soit la moins révélée, concerne l’identité des processus critiques faites au christianisme durant ces trois derniers siècles en occident, avec les critiques de nos (...) (Lire la suite)
6 février 2008
Mirage a dit :
Bravo et merci à Vincent Geisser pour cette analyse très pertinente ! (Lire la suite)
5 février 2008
Nass a dit :
Monsieur Gesseir n’est pas contre les lumières et les reformateurs,au contraire....
Par cet article ,il analyse une stratégie marketing aussi ancienne que la période coloniale. Des opportunistes locaux pour ne pas dire (...) (Lire la suite)
5 février 2008
mohamed a dit :
Je viens de voir la vidéo de l’émission "ce soir ou jamais", c’est vraiment éloquent ! Mr Meddeb n’a débattu qu’en exprimant des raccourcis, des imprécisions sur la terminologie de mots tel que Jihad... Mais plus grave, (...) (Lire la suite)
5 février 2008
Mehdi a dit :
Lors du débat Medeb-Ramadan : c’était l’ignorance contre le savoir,l’arrogance contre l’humilité. (Lire la suite)
5 février 2008
Urluberlu a dit :
Bravo Mr Geisser et bravo aussi à Melik pour son texte clair et limpide ! (Lire la suite)
5 février 2008
Melik, barak Allhou fik
J’ai lu ton intervention et j’y ai retrouvé point par point, exprimé de façon claire la parole du peuple musulman qui aspire à sa liberté et son auto-détermination.
Cette parole, l’occident ne peut (...) (Lire la suite)
5 février 2008
Sophia a dit :
Ces paroles de Vincent Geisser sont "du miel à mes oreilles". Merci de nous réveillez avant que nous ne soyons dirigés comme des moutons vers quoi nous cherchons justement à nous éloigner. A tous ces vendeurs d’âmes, nous leur disons : (...) (Lire la suite)
5 février 2008
Merci à Vincent CEISSER pour cette intervention ! Il a tapé dans le mille : vraiment ras le bol de ces schizophrènes complexés qui prétendent t’apprendre ta religion ! Chacun fait ce qu’il veut, libre à ces "musulmans éclairés" de (...) (Lire la suite)
5 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
MELIK,
Vos intreventions erudites completent judicieusement le texte de Vincent GEISSER. (Lire la suite)
5 février 2008
adapa, le problème de la position dogmatique que tu tiens sans le savoir vient du fait que tu confonds Islam et Eglise (pour combler l’ignorance, on raisonne par analogie, la base même du "pré-jugé").
L’Islam ça n’est pas (...) (Lire la suite)
5 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
Extraits de l’entretien donne par M. Meddeb dans l’article :
Affaire Redeker : blasphème ou liberté d’expression ? LEMONDE.FR | 03.10.06 (1)
“Vous êtes ce que vous êtes, je suis ce que je suis, jamais vous ne serez ce (...) (Lire la suite)
5 février 2008
bobby a dit :
Ah non de grâce ! Monsieur Geisser veut encore une fois nous resservir la sauce grumeleuse des ’intellectuels musulmans colonisés par l’Occident’. C’est étonnant que près de 50 ans après la mort de Franz Fanon on entend (...) (Lire la suite)
5 février 2008
Melik a dit :
salam
Jean-Paul, il faut être sérieux lorsque l’on parle de la pensée de quelqu’un, notament d’une sommité juridique, scientifique et philosophique comme Ibn Rushd. L’oeuvre philosophique d’Ibn Rushd s’axe (...) (Lire la suite)
5 février 2008
En France au siècle des vessies qui invoquent jour et nuit par incantations "lumières,lumières", l’Islam apporte un renouveau incontestable. En fait, ces "nouveaux penseurs" comme le dit le texte s’adressent surtout aux profanes dont (...) (Lire la suite)
5 février 2008
Mathias a dit :
Ben moi j’aime beaucoup l’émission d’Abdelwahab Meddeb sur France culture, j’y apprends plein de chose sur le monde musulman, son histoire, sa culture et surtout j’en retiens que c’est une civilisation (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Mehdi a dit :
Salam alaikoum, article intéressant mais qui souligne une fois de plus l’exotérisme des problèmes des musulmans et non de l’Islam. L’amalgame est vite franchi. A vouloir réformer à coups de raccourcis et d’analyses (...) (Lire la suite)
4 février 2008
adapa a dit :
A comparer le discours de quelqu’un avec celui des salafistes, pourquoi ne pas parler de ceux qui ne concçoivent les musulmans que croyants à 100%, pratiquants tous les rites, respectant le haram et le halal ect...
Car M. Geisser (...) (Lire la suite)
4 février 2008
idéale a dit :
A Christine : De quels droits bénéficient les femmes Tunisiennes ? Persécutées parce qu’elles portent le voile, torturées dans les prisons, victimes d’arrestations arbitraires... Sont ce de ces droits là dont vous voulez parler (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Une précision:toutes les personnes citées par Geisser se sont opposées aux propos(lamentables en effet)de Redecker.
L’islam “idéalisé” de Meddeb : c’est une caricature grossière. Meddeb connaît la richesse de la culture (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Amazone a dit :
A Gilles vous écrivez : "Au non d’un différentialisme culturel, on en vient à pourfendre des intellectuels dont le seul tort est de se montrer universaliste et ouverts à la communauté de tous les hommes. Qu’y a-t-il de nocif à se (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Christine a dit :
Monsieur Geisser, entre deux maux, ne vaut-il pas mieux un Etat laïc autoritaire qui garantit les droits de la femme qu’une dictature islamiste qui opprime les femmes comme celle que nous avons connu avec les talibans. Je préfère être (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Amazone a dit :
Cela faisait longtemps que j’attendais ce genre d’article. Bravo Mr Geisser. J’approuve à 100 % votre intervention. J’approuve d’autant plus que j’avoue faire overdose de ces nouveaux "prophètes" autoproclamés (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Jean-Paul a dit :
Abu’l-Walid Muhammad ibn Rushd a été déclaré hérétique par les autorités musulmanes et ses livres brulés, perçu comme un OVNI. C’est au contact de l’occident Abu’l-Walid Muhammad Ibn Rushd a été d’une grande (...) (Lire la suite)
4 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
A Jean-Paul,
Conceptuellement parler de l« ’Islam des Lumieres » est illogique, car « la philosophie des lumieres » est humaniste par definition et ne peut etre appliquee au fait religieux.
Ibn Ruchd, n’est-il pas le premier (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Vincent GEISSER a dit :
Vincent GEISSER à l’intention des "démocrates français et d’ailleurs", un document authentique :
Il faut arrêter de se leurrer sur le prétendu « esprit éclairé » et l’attachement aux droits de l’Homme (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Melik a dit :
salâm `alaykum
Ce qui me dérange (et que je trouve intellectuellement grave) le plus chez ces intellectuels médiatiques c’est cette faculté à mélanger différents aspects. On ne sait plus très bien si il est question de civilisation, de (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Jean-Paul a dit :
A oumma.com-uk-fan ; Les lumières pour avoir été une invention française n’en demeure pas moins être d’une dimension universelle. La philosophie des lumières ont été une avancée exceptionnelle pour l’homme et (...) (Lire la suite)
4 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
A Jean-Paul : L’Islam des Lumieres est une invention francaise.
Vous n’avez rien compris a l’intervention de M. Geisser. Il ne nie pas l’existence de Musulmans intolerants. L’utilisation de l’expression « (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Gilles a dit :
Au non d’un différentialisme culturel, on en vient à pourfendre des intellectuels dont le seul tort est de se montrer universaliste et ouverts à la communauté de tous les hommes. Qu’y a-t-il de nocif à se revendiquer de la (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Tahar a dit :
J’au vu le débat entre Abdelwahab Meddeb et Tariq Ramadan. J’ai été ébloui par la verve et le charisme d’ Abdelwahab Meddeb. Tarisq Ramadan a été pris plusieurs fois en défaut. Le discours de Tariq Ramadan parfaitement (...) (Lire la suite)
4 février 2008
lye a dit :
Bonjour, J’avoue que je portais un intérêt quand un invité exposait ses idées sur un plateau de télévision. Désormais, et j’ai remarqué depuis des années que ces invités ne nous renseignent plus, ils font comme tous "LA RECLAME" de (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Antoine a dit :
C’est le monde à l’envers. Les combattants pour l’émancipation des femmes, les défenseurs de la démocratie et de la laïcité passent maintenant pour des suppôts du colonialisme. Quel renversement des valeurs ! Malek Chebel a (...) (Lire la suite)
4 février 2008
houd93 a dit :
Jean paul comment peut dire que ces gens sont éclairés lorsque Monsieur meddeb et d’accord avec la politique de bush et ses massacres en afghanistan. Il a dit qu’il etait peiné pour les americains du 11 septembre et que la reaction (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Hakim I. a dit :
C’est marrant, quand j’ai regardé l’émission de Taddei (excellente emission d’ailleurs), j’ai écouté le discours de Meddeb, et je me suis demandé :
"Il a besoin d’un visa ou quoi lui ?" (...) (Lire la suite)
4 février 2008
SADOK a dit :
rien de nouveau, mais celui qui compte les intellectuel ou bien le fait de réliser un constat sur le niveau stastique ne fait pas partie des travaux qui influence le monde musulman dans mon sens. Utiliser des mots "light" n’est ou (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Fatiha a dit :
salam a’likoum/Bonjour,
A Ines L. : tu devrais lire "marianne et allah".
Les assimilationnistes sont des deux bords. (Lire la suite)
4 février 2008
Jean-Paul a dit :
Je ne comprends pas le propos de Vincent Geisser. Comment peut-on être contre les lumières, la rationalité, la modernité, la tolérance, l’humanisme, l’intelligence de ces grands écrivains appréciés et aimés de tous, courageux, qui (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Axiom a dit :
Vous auriez pu ajouter le saltimbanque de service, nouveau "chouchou" du show-biz, ABDELMALIK... (Lire la suite)
4 février 2008
Nadjib Zoubir a dit :
j’ai regardé l’autre soir,l’émission ce soir ou jamais ,avec un melange d’interet et de profond agacement,interet pour les propos apaisés ,résponsables et bien construits du professeur Tarek RAMADAN,toujours egal a lui (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Ines.L a dit :
Monsieur Vincent Geisser, parle d’un "islam light" Mais le "complexe du colonisé" n’est pas propre aux auteurs tels que les Chebel, Meddeb, Benslama, mais Monsieur Vincent Geisser ne parle pas du tout de ce "complexe du colonisé" (...) (Lire la suite)
4 février 2008
alandalus a dit :
vincent geisser est formidable : dès qu’on n’est pas d’accord avec lui, on est colonialiste. le problème, c’est que le "déclin" n’est pas la conséquence de la colonisation, il en est la cause.
En effet, (...) (Lire la suite)
4 février 2008
ibrahim a dit :
L’islam est l’islam, pas d’islam de ceci ou de cela, j’ai toujours peur que l’ajout d’un adjectif ou d’un adverbe autour du mot ‘’islam’’ soit en tant que telle signe d’une (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Carsson a dit :
Juste un mot et un seul pour qualifier cet article de Vincent Geisser : sublime ! (Lire la suite)
4 février 2008
CASPAR Claude a dit :
Bism’llah ar-rahmân ar-rahîm. Il n’y a pas d’Islam "light" ou "soft"comme le clame Vincent Geisser...Il n’y a qu’un ISLAM,religion de l’ouverture,de la fraternité , de la tolérance et je suis fier (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Merci Mr Vincent Geisser. En effet, tant que les musulmans ne se seront pas débarrassés de leur complexe d’infériorité vis à vis de l’occident moderne, non seulement leur frustration ou leur haine grandiront, mais surtout ils ne (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Haoues Seniguer a dit :
Il m’est avis, dans le prolongement de la réflexion de Vincent Geisser, que le problème nodal de tous ces "nouveaux intellectuels", dont certains ne sont du reste peut-être pas toujours de mauvaise foi (du moins j’ose le croire !), (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Michael a dit :
Vincent Geisser préfère-t-il l’islam archaïque d’un Tariq Ramadan, l’homme au moratoire. Vincent Geisser doit certainement savoir que son ami intime Tariq Ramadan qu’il défend contre vents et marées, a fait l’éloge (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Jipax a dit :
Si l’islam doit avoir un avenir, il passera nécessairement par cet "islam des lumières" qui seul lui permettra de vivre la douloureuse mais inévitable traversée de la modernité historico-critique. Cet article a des relent de "Syllabus" et (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Sonia a dit :
En tant que musulmane, je me sens plus proche de l’islam des Chebel, Benslama, Meddeb que l’islam des salafistes, celui des frères musulmans, ou des islamistes intolérants. (Lire la suite)
4 février 2008
grya26 a dit :
Comme je vous comprends Vincent Geisser en matière de donneur de leçon vous en connaissez un bout.Sans aller jusqu’à contester la totalité de votre article, je me permets de vous dire que vous n’avez pas tout à fait fait le tour de (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Lumièreflamboyante a dit :
Génial, cool, super, fantastique, merci Vincent Geisser pour ce texte qui recadre comme il le faut ces petits "penseurs" des lumières que le monde entier nous envie. Cela fait bien lontemps que ces petits penseurs me gonflaient un max de max. (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Ahmad a dit :
salam
Tous cela on le sait déja Mr Geisser, les vraies questions aujourd’hui, c’est :
Ou sont ceux qui ont un autre discours, pour parler ?
Quel place leur est-elle donné dans la oumma ?
quand on sait aujourd’hui avec quel (...) (Lire la suite)
4 février 2008
K@rim a dit :
De nouveau Vincent Geisser pose un œil pertinent sur la réalité de "ces nouveaux penseurs de l’Islam" répondant à une image que l’ont voudrait voir "du musulman" car quoi de mieux qu’un musulman qui critique les musulmans, (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Essalem alaykoum,
C’est un article intéressant. Toutefois, il me semble que ces "nouveaux" "suiveurs" loin d’être en décalage avec la "populace" sont complètement en phase.
Nombreux sont ceux au sein de la population indigène qui (...) (Lire la suite)
4 février 2008
Bonjour vincent :En attendant avec impatience d être parmi nous à charleville mézières(08)pour notre congrès annuel. Je tiens ici à te remercier infiniment pour ton intégrité intellectuelle, et surtout pour ton courage .Le courage de nommer un (...) (Lire la suite)
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