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Mardi 6 Janvier 2009
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La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique

lundi 24 septembre 2007 - par *René Naba

La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine est déployée dans la zone Golfe arabo-persique/Océan indien, dans une démonstration de force américaine sans précédent face à l’Iran, alors que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies s’est penché le 21 septembre 2007 sur le programme nucléaire iranien avec en arrière plan la menace d’une intervention américaine contre le Régime islamique de Téhéran.

1- Les forces en présence

A)- L’armada américaine

Trois porte-avions, dont un porte-avion nucléaire le Nimitz, ainsi que le Dwight Eisenhower et le John Stennis- soutenus par une quarantaine de bâtiments d’escorte, et près d’une centaine d’appareils de l’aviation embarquée, ont été affectés à cette zone oû ils bénéficieront de l’appui de la gigantesque infrastructure militaire américaine en Irak, le nouveau champ d’expérimentation de la guerre moderne américaine dans le Tiers-monde, de la base navale de Manana (Bahrein), point d’ancrage de la Vme flotte américaine dans cette région pétrolifère, d’Israël, le partenaire stratégique des Etats-Unis dans la zone, ainsi que des bases relais de Diégo Garcia (Océan indien) et de Doha (Qatar), qui abrite le poste de commandement opérationnel du CentCom (le commandement central américain) et dont la compétence s’étend sur l’axe de crise qui va de l’Afghanistan au Maroc.

Cette Armada, plus substantielle que celle massée face à l’Irak, en 2003, et face à l’Afghanistan, en 2001, constitue la plus importante concentration navale depuis le déploiement occidental au large de Beyrouth, en février 1984, qui était intervenu après la prise de contrôle de la capitale libanaise par les milices chiites et les attentats anti-occidentaux contre le quartier général français du Drakkar (59 morts français) et le quartier général américain de l’aéroport de Beyrouth (212 Marines US tués).

Le porte-avions nucléaire Nimitz est en effet accompagné du croiseur lance-missiles Princeton et de quatre destroyers lance-missiles (Higgins, Chafee, John Paul Jones et Pinckneyles), renforcés par l’escorte des deux autres portes avions constituant « l’Entreprise Strike Group » : le destroyer U.S.S. McFoul, la frégate U.S.S. Nicholas, le croiseur cuirassé U.S.S. Leyte Gulf, le sous-marin d’attaque U.S.S. Alexandria et le bâtiment de soutien U.S.N.S. Supply », un bâtiment dont l’efficacité a été démontrée dans les affrontements en close-combat avec les forces iraniennes dans le golfe Persique.

Cette concentration tend à marquer la détermination des Etats-Unis à peser, peu ou prou, sur le programme nucléaire iranien en faisant planer la menace d’une intervention militaire. Les trois porte-avions et leur escorte devant avoir, dans l’esprit de Washington, un effet dissuasif et « empêcher et dissuader certains pays d’agir contre les intérêts nationaux des Etats-Unis ».

B- Le dispositif iranien

Face à une telle concentration, l’Iran a aligné une flotte de sous-marins de fabrication iranienne ou russe, une flotte d’aéroglisseurs, l’une des plus importantes du monde, de ROV (véhicules actionnés à distance), de navires de surface de différentes tailles, d’unités aéroportées comprenant plusieurs escadrons d’hélicoptères, des dragueurs de mines et un important arsenal de missiles antinavires. La flotte sous-marine iranienne comprend également des « sous-marins de poche » de fabrication iranienne.

A en juger par un tel dispositif, tout porte à croire que l’Iran pratiquera la guérilla navale à coup d’opérations commandos, comme tend à le démontrer le dernier coup de main contre une unité britannique au printemps 2007 ou Téhéran avait réussi à capturer quinze marins anglais.

Mais au vu dispositif américain, l’Iran ne parait pas devoir se contenter d’opérations de harcèlement, mais pourrait moduler sa riposte en fonction de la frappe adverse et le cas échéant compter sur son propre hinterland stratégique d’une densité démographique sans pareille pour des opérations « derrière les lignes ennemies » avec le concours de leurs alliés régionaux, notamment une large fraction de l’importante communauté chiite du Monde arabe implantée à Bahreïn, en Arabie saoudite, dans la région pétrolifère de l’est du Royaume, dans la zone pétrolière du Nord du Koweit ainsi qu’en Irak et au Liban, dans la zone limitrophe d’Israël.

Tirant les enseignements des trois dernières guerres du Golfe (1979-89), 1990-1991 et 2003), l’Iran a considérablement renforcé sa flotte militaire au cours de la dernière décennie présentant ses nouvelles réalisations au cours de ses deux dernières grandes manœuvres navales. Lors de ces exercices, en Avril et en Août 2006, l’Iran a présenté les derniers nés de sa flotte, notamment le dernier torpilleur de patrouille, petit bâtiment efficace dans l’attaque de grands navires de guerre.

Doté d’une technologie de pointe sans doute parmi les plus avancés du monde notamment en ce qui concerne les équipements électroniques, pouvant atteindre une vitesse de pointe de 45 nœuds, le « Joshan » de même que son frère jumeau, le « Peykan », disposent d’une redoutable puissance de feu.

Patrouilleur lance-missiles, armé en supplément d’un canon sous-marin de 76 mm, à usage variable, le plus moderne du monde, appelé Fajr, il peut atteindre des cibles sous-marines et aériennes distantes de 19 km. Il peut lancer également plusieurs types de missiles et des roquettes d’une portée dépassant 100 km.

L’Iran a également testé une série de missiles antinavires mer-surface, réputé être « le plus rapide du monde ». Propulsé à une vitesse de 362 km/h, le missile est destiné à détruire de grands sous-marins.

2- Les objectifs de guerre et les arguments des protagonistes

Bon nombre d’observateurs inclinent à penser que le président américain serait tenté par l’option militaire contre l’Iran pour « une sortie par le haut », selon le jargon en vigueur dans les cercles atlantistes, en vue de restaurer son prestige terni par l’échec irakien et de consacrer durablement la primauté occidentale dans la gestion des affaires du monde, alors que le leadership américain est ouvertement contesté par ses compétiteurs militaires et économiques, la Chine, l’Inde et à un degré moindre la Russie, l’Afrique du sud, en ce qui concerne le leadership moral sur l’Afrique, ainsi que le Brésil et le Venezuela de Hugo Chavez, pour l’Amérique latine.

L’Iran, par effet d’aubaine, a acquis une stature de puissance régionale du fait de la politique erratique des Etats-Unis tant en Afghanistan qu’en Irak, où ses rivaux idéologiques le radicaux taliban sunnites et le laïc baasiste irakien ont été éliminés par leur ancien protecteur américain.

Il entend se faire reconnaître la place qu’il estime sienne dans le concert régional, qui était en fait sienne il y trente ans lorsque les Américains avaient confié au Chah d’Iran un rôle de « super gendarme » dans le golfe en proie alors à la rébellion communiste du Dhofar (Sultanat d’Oman) et à la contestation nationaliste du « Front de Libération Nationale de la Péninsule Arabique » tant en Arabie saoudite qu’au Yémen que dans les Emirats pétroliers.

Les Etats Occidentaux considèrent, pour leur part, que la détention de l’arme atomique par l’Iran constitue une menace à la paix mondiale dans la mesure où le régime islamique de Téhéran est de nature anti-démocratique et, du fait de ses alliances avec la Syrie et le Hezbollah libanais, un facteur de subversion intégriste qu’il importe de combattre au même titre que les autres composantes de « l’axe du mal ». Ils tirent argument supplémentaire du fait que l’Iran a ratifié le traité de non prolifération nucléaire qui lui commande de s’abstenir d’accéder à la puissance militaire nucléaire.

L’argument gagnerait en crédit si les pays occidentaux observaient la même rigueur juridique à l’égard des autres protagonistes du dossier nucléaire. L’Inde et le Pakistan, par exemple, sont l’un comme l’autre détenteur de l’arme atomique. Bien que ces deux puissances asiatiques antagonistes n’aient jamais ratifié le traité de non prolifération nucléaire, ils bénéficient néanmoins d’une forte coopération nucléaire de la part des Etats-Unis et de la France.

Il en est de même d’Israël, lui aussi non adhérent au traité de non prolifération qui a, lui aussi, bénéficié de la coopération active des Etats occidentaux membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) pour se doter de l‘arme atomique et dont l’arsenal s’élèverait à une centaine d’ogives.

En revanche, les Etats arabes notamment l’Egypte, a dû renoncer à l’option nucléaire sous la pression de Washington en contrepartie d’une aide annuelle d’un milliard de dollars, abandonnant de fait la maîtrise de l’espace stratégique moyen oriental à l’aviation israélienne.

En porte à faux devant leur opinion publique dont ils redouteraient un débordement, l’Egypte et la Jordanie ont été autorisés, fin 2006, dans la perspective de l’épreuve de force irano-américaine, à s’engager dans la production nucléaire à usage civil sous contrôle américain, accumulant ainsi un retard technologique de trente ans sur leur voisin israélien.

La neutralisation de l’Iran ne répondrait donc pas exclusivement à des considérations de formalisme juridique, -le respect de la légalité internationale, tant bafouée par ailleurs par les états occidentaux eux-mêmes-, mais relèverait aussi d’impératifs militaires sous jacents : le maintien d’une supériorité stratégique d’Israël sur l‘ensemble des pays du Moyen-orient réunis, et, au-delà, la persistance de la mainmise occidentale sur les réserves énergétiques de l’Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l’Asie centrale, une des motivations latentes de l’intervention américaine en Afghanistan et en Irak.

La dernière transaction militaire américaine à destination du Moyen-orient tendrait à accréditer la thèse du primat israélien qui trouve sa justification la plus récente dans le comportement de l’administration américaine à l’égard de ses amis et alliés au Moyen-orient : le président Bush a en effet promis à Israël, en Août 2007, des fournitures d’armes de l’ordre de trente milliards de dollars sur dix ans, à titre gracieux, en contrepartie de la vente d’équipements militaires d’une valeur équivalente à quatre pays arabes représentant une population de cent millions d’habitants.

Dans son approche des problèmes du Moyen-orient qu’il souhaite équilibrée, Washington offre ainsi gracieusement des armes à Israël, pourtant déjà doté de la bombe atomique, mais en vend, en revanche, à ses alliés arabes, dont il réclame pourtant avec insistance la coopération pour sortir du bourbier irakien. Cette distorsion de traitement est à l’origine de bon nombre de dysfonctionnements entre les pays occidentaux et l’ensemble arabo-musulman et sa persistance à l’origine des flambées de violence cycliques anti-occidentales.

Au-delà du nucléaire iranien, La Révolution Islamique Iranienne s’est heurtée dès sa naissance, en 1979, et sous divers prétextes, à l’ostracisme occidental, d’abord via une guerre déclenchée par l’irakien Saddam Hussein encouragé en sous mains par les Américains et les Français, ensuite par l’embargo de fait imposé à son économie, enfin par sa diabolisation permanente, quand bien même les Etats-Unis instrumentalisaient la frange la plus radicale de l’Islam sunnite, « les talibans » afghans, dans leur guerre contre l’Union soviétique en Afghanistan.

Ce bras de fer diplomatico-militaire intervient alors que le Moyen-Orient, déstabilisé par une série de revers militaires américains et israéliens, est à la veille d’échéances diplomatiques capitales : l’élection d’un nouveau président au Liban, à l’automne 2007, la conférence de Paix du Moyen-orient que le Président George Bush en perte de vitesse s’emploie à mettre sur pied, à la mi-novembre, en vue de s’aménager une sortie honorable de l’Histoire, la consolidation du pouvoir politique des régimes arabes sous perfusion permanente américaine, notamment le premier ministre libanais Fouad Siniora, le premier ministre irakien Noury al-Malki, et le président palestinien Mahmoud Abbas, ainsi que le premier ministre israélien Ehud Olmert déconsidéré par ses déboires militaires au Liban, en juillet 2006.

3- La position française et l’alarmisme de Bernard Kouchner, « un tiers mondiste, deux tiers mondain »

Dans ce contexte hautement volatile, un homme s’est distingué gravement, Bernard Kouchner, le nouveau ministre français des Affaires étrangères. Aux vertus préventives de la diplomatie, dont il devrait être, es qualité, le parangon, ce médecin urgentiste secouriste des misères du monde parait préférer les avantages d’un bellicisme purificateur, suscitant l’émotion de la communauté diplomatique internationale par des propos alarmistes sur l’Iran le 15 septembre.

De retour d’une visite en Israël, et relayant sans doute les préoccupations de ses interlocuteurs, Bernard Kouchner, ce récidiviste en la matière, partisan auparavant d’une intervention musclée en Irak pour évincer Saddam Hussein, n’a pas écarté l’hypothèse d’une guerre contre l’Iran rejoignant en cela les thèses atlantistes de son nouveau mentor Nicolas Sarkozy, auteur d’une équation aussi sommaire que rudimentaire « la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran », seul dirigeant au Monde d’ailleurs à adopter ouvertement sur ce thème un lexique identique aux Israéliens, désignant Gaza de « Hamastan » et le Hezbollah libanais de « terroriste ».

Ce grand bourgeois parisien, -« un tiers mondiste, deux tiers mondain », selon le jugement charitable de ses anciens compagnons de route-, a souvent témoigné de son intérêt pour les minorités ethniques, avec une prédilection pour celles situées dans les zones pétrolifères, le Biafra (Nigéria), le Kurdistan (Irak), le Darfour (Soudan), mais ce transfuge socialiste humanitariste a réussi le tour de force de blanchir, contre toute évidence, la junte birmane de l’accusation d’esclavage des jeunes travailleurs dans un rapport commandité par la firme pétrolière française « Total ».

Toute honte bue, il n’a pas hésité, non plus, à revendiquer le bénéfice de la politique menée par son prédécesseur Dominique de Villepin, qu’il couvrait pourtant de sarcasme, ainsi que son nouveau parrain, pour son hostilité à l’invasion américaine de l’Irak.

Le Quai d’Orsay, souvent brocardé pour sa frilosité, s’est mû en antre d’ultra-faucons avec la propulsion de Bernard Kouchner à sa tête et la promotion de l’ancien ambassadeur de France à Tel-Aviv, Gérard Araud, au poste de Directeur des Affaires politiques, celle de son adjoint, Michel Miraillet, ancien deuxième conseiller à Tel-Aviv, au poste de Directeur des affaires internationales et stratégiques (AIS) au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), en charge de la synthèse stratégique quotidienne, celle enfin de Thérèse Delpech, la nouvelle théoricienne de l’« Empire du mal absolu » représenté, selon elle, par le quatuor diabolique : Iran ,Syrie, Hezbollah libanais et Hamas palestinien).

A ce vétéran au comportement néophyte, et à ses collaborateurs d’un néo-conservatisme déconsidéré par ses multiples avatars en Afghanistan et en Irak, une salutaire piqûre de rappel s’impose pour qu’aux rodomontades si égoïstement valorisantes au départ mais coûteuses en fin de compte se substitue la prise en considération des intérêts des divers protagonistes.

4- La sortie de crise

Il est vain et illusoire de compartimenter les problèmes du Moyen-orient, de découpler le conflit d’Irak de celui de la Palestine ou du Liban. Les combats croisés menés par l’Amérique pour le compte d’Israël en Irak et d’Israël pour le compte des Etats-Unis au Liban, de même que le propre combat mené par Israël pour son compte avec le soutien américain contre les Palestiniens relèvent d’une même intrication dont l’élément central demeure la revendication nationale palestinienne à un Etat viable, indépendant et souverain.

Il est tout aussi vain et illusoire de jouer la division des peuples dans l’adversité et d’attiser la rivalité séculaire entre sunnisme et chiite à la faveur des incessants retournements d’alliance américains en Irak. La démarcation majeure contemporaine de l’Orient ne réside pas dans la fallacieuse distinction entre la « modération » présumée des régimes arabes proaméricains sunnites et le « totalitarisme » ou l’« intégrisme » de leurs adversaires chiites.

L’antagonisme n’est pas, dans son aspect primordial, de nature religieux, mais se situe au niveau d’une éthique de gouvernement. En Palestine, le combat de libération contre l’occupation israélienne est mené exclusivement par des Sunnites que cela soit le Fatah ou le Hamas. Mais la différence entre ces deux formations sunnites n’est pas un problème d‘intégrisme religieux mais d’intégrité politique

Un modus vivendi opératoire aussi bien en Irak, qu’au Liban que dans le Golfe visant à une stabilisation de la sphère arabo-musulmane constituerait un prélude à des efforts conjugués non vers la neutralisation de la capacité nucléaire iranienne mais vers la dénucléarisation d’Israël et de l’ensemble du Moyen orient en vue de déblayer la voie à la promotion d’un règlement d’ensemble des problèmes régionaux, en tête desquels le problème palestinien.

Les pays arabes ont dépensé mille cinq cent milliards de dollars dans le domaine de l’armement au cours du dernier quart du vingtième siècle sans se doter ni de la capacité nucléaire, ni de la capacité spatiale ni d’une capacité de projection de force. Plutôt que d’ameuter la planète de leurs jérémiades, ou de se placer dans le sillage de maîtres occidentaux successifs, ils seraient avisés de prendre exemple sur l’Iran et de se doter d’une capacité de dissuasion à l’effet de rétablir la parité stratégique avec Israël et de forcer ainsi le respect des autres pays et du reste du monde.

5- le précédent historique du déploiement occidental de Beyrouth, en 1984

La dernière grande concentration navale au Moyen-Orient, en février 1984, s’est produite avec une participation significative de la France, avec la présence du porte-avions « Clemenceau » et ses avions « super-étendards », avant le rocambolesque feuilleton de son désamiantage, en 2006, et de six bâtiments d’escorte : la frégate « Duquesne », l’escorteur d’escadre « d’Estrée », le bâtiment de soutien logistique « La Rance », un transport de chalands de débarquement (BDC), deux bâtiments de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC) 9070 et 0094 et le pétrolier « La Meuse ».

Vingt trois ans après, la nouvelle armada américaine se déploie en l’absence de la moindre unité française en accompagnement amical, sauf à dérouter de l’Afghhanistan vers l’Iran l’escadrille aérienne basée au Kandahar en soutien aux opérations militaires américaines au Régime de Kaboul. Le fleuron de la flotte le porte-avions, le « Charles de Gaulle » est en phase de révision, absent du Golfe comme lors de l’intervention américaine en Afghanistan.

Au delà de l’infléchissement géostratégique de la nouvelle diplomatie française, cette évolution, pour bon nombre d’observateurs du Moyen-orient, signe symboliquement la contribution de la France aux affaires du monde, en la confinant à un rôle déclamatoire dont elle devrait user sinon avec sagesse du moins avec parcimonie.

En guise d’épilogue à la démonstration de force occidentale de Beyrouth, en 1984, Américains et Français ont dû subir les affres de la spirale des otages occidentaux au Liban (1984-1988), la vague des attentats de Paris (1986-1987), la guerre des ambassades entre Paris et Téhéran (1987), l’assassinat du Général Rémy Audran, un des responsables de la Direction Générale de l’Armement, le scandale de l’Irangate, la vente clandestine d’armes américaines à l’Iran sous embargo, le scandale Luchaire en France relatif à la vente du matériel de guerre français à l’Iran……La liste n’est pas limitative.

Le reste, connu, se passe de commentaires.

http://renenaba.blog.fr/2007/09/19/p3007123#more3007123

Mots clés

*René Naba

Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information.

Rene Naba est l’auteur des ouvrages suivants :

"La Libye, la révolution comme alibi" Editions du Cygne septembre 2008

« Liban : chroniques d’un pays en sursis » Editions du Cygne janvier 2008 , « Aux origines de la tragédie arabe » - Editions Bachari 2006. "Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français"- Harmattan 2002.

« Rafic Hariri, un homme d’affaires, premier ministre » (Harmattan 2000). « Guerre des ondes, guerre de religion, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen » (Harmattan 1998).

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Vos réactions et commentaires sur cet article

25 septembre 2007
Taremaillac a dit :
Je n’essaye pas de traduire de façon violente ou passionnée mes opinions sur les sujets de ce debat. Je suis en paix avec moi-meme et avec les autres. Je crois au jugement dernier et j’ai une confiance totale dans le jugement du (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
Lola a dit :
Dieu me pardonne ! je viens de lire que le jeûneur doit éviter de polémiquer. Aussi, je présenterai mes excuses à Taremaillac au cas où mes propos l’auraient dérangé et je n’omettrai pas, au fadjr, de demander à Dieu de me compter (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
ce message s’adresse à mr. tarmaillac et à son immaturité :"cessez de vous prendre pour ce que vous n’êtes pas,c’est pathétique...",par contre pour le reste, vous y arrivez admirablement par votre incompétence dans tous les (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
Lola l’algérienne a dit :
Taremaillac ne cesse d’écrire et de réécrire que les arabo-musulmans sont TOTALEMENT responsables de ce qui leur arrive. C’est la mission qu’il se donne sur ce site depuis que je le lis. Donc, il ne nous apporte rien (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
Amazone a dit :
Je crois Monsieur Tarneillac, monsieur je sais tout, que non seulement vous vous emportez mais que vous versez dans le mepris vis à vis de vos interlocuteurs. Vous avez aussi tendance à interprèter les propos de vos opposants ce qui n’est (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
Taremaillac a dit :
Au moins ca debat ! Et si le niveau est embryonaire, ca n’est pas grave. Fabienne, ce qui me fait parfois enrager, parfois me bidonner, ce n’est pas tant les articles d’oumma.com, dont certains sont courageux et plein (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
Raphisatol a dit :
Monsieur Taremaillac, je vous invite vivement à garder vos leçons, et à les dispenser avec parcimonie. Vous serez par ailleurs bien inspiré de dispenser vos conseils à tous ces va-t-en guerre qui émergent ici et là avec des intentions neo (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
Fabienne a dit :
A Taremaillac Je lis avec intérêt vos interventions depuis quelques jours, et je me suis finalement décidée à vous faire part de ma réaction. Tout comme vous, je prône le débat d’idées, et j’encourage toutes les formes de dialogue, (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
Ideal a dit :
@armaillac : Il est dommage qu’en 60 ans d’occupation aucun dirigeant Palestinien n’est pensait demander à son peuple de s’allonger sur le petit bout de terre qu’est gaza en signe de prostestation. ce (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
J’entends bien qu’ideal tente de garder la maitrise des ses nerfs, et je l’en remercie. Je remercie chaleureusement le site Oumma.com d’avoir l’amabilite de me publier, surtout lorsque les plus observateurs (...) (Lire la suite)
25 septembre 2007
Ceux qui vivent de la guerre ,par la vente d’arme, le vol des ressources...VOUDRONT toujours faire la guerre DE PREFERENCE contre un ennemi faible et désarmé : C’est toujours la même technique:l’isoler,l’affamer, le (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Ideal a dit :
@Tarnaillac. A chacune de vos intervantions, nous pouvons remarquer mon cher ami, que quelque soit le sujet, vous ne pouvez vous empêcher de rappeler aux intervenants que les pays arobo musulmans sont responsables de leurs situations. A ceci je (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
zine el abiddine a dit :
puisque Noam Chomsky est indésirable en France voici un extrait d’une interview qui va dans le sens des analyses de René Naba à qui je dis bravo pour l’excellence de vos articles : Il n’y a pas de guerre contre le terrorisme, (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Lola a dit :
Que voulez-vous, Taremaillac, que l’on se lamente sur l’incapacité des dirigeants arabe à défendre les arabes ? Pourquoi préconiser les manoeuvres et autres négociations, alors qu’il nous semble justement que les dirigeants (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Fatim Zohra a dit :
Bonjour, Je voudrais juste vous rappeler que si après la deuxième guerre mondiale, une certaine paix a pu régner et si le droit international a été souvent appelé pour solutionner les différents c’est tout simplement grâce à (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Lili a dit :
Thérèse Delpech qui affirmait, dans l’émission "C dans l’air" que l’Irak de Saddam possédait des armes de destruction massive. toute honte bue, elle était à nouveau sollicitée par Ives Calvi dans la même émission sur (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
ideal a dit :
Question à Mr Naba / je souhaiterai savoir ce que la Russie et la Chine feraient en cas d’attaque contre l’Iran ? (Lire la suite)
24 septembre 2007
Cet article est descriptif : les forces en presence dans le Golf Persique et l’Ocean Indien les arguments des protagonistes la these de Rene Naba quant a la question "dans quel cote la sortie s’il-vous-plait ?" Un rappel de (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
ABDOUH a dit :
L’occident,l’empire de la déstruction et de la terreure Diriger le monde par la terreure,tel un dictateur sanguinaire Ainsi est la stratégie du grand loup Soutenue par une armada médiatique impréssionnante. Soumettre à ceux qui (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Amazone a dit :
Il est surtout interessant de souligner que l’Iran n’a pas envie d’être un vasal au service des Etats Unis et d’Israel. Le fait que l’Iran ne soit pas à leurs bottes (à l’image de l’Egypte, la Jordanie (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
houd 93 a dit :
Salmou’alikoum Trés bel exposé mais René Naba oublie une composante qui a mon avis est primordial .C’est qu’au-delà de la lutte armée et politique il y a avant tout une lutte culturelle l’occidant a peur de (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Assad a dit :
Très bon article qui confirme ce que je pensais. Une nouvelle guerre est en préparation, rien n’arrêtera Bush et sa petite bande de neo conservateur totalement spécialisé dans l’agression des (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Dominique a dit :
A fond avec vous René Naba. J’ajouterai cela, le gouvernement américain s’est lancé dans la voie de la violence militaire et de la provocation politique à un niveau jamais vu depuis la seconde guerre mondialeLa comparaison (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
pacifiste a dit :
Dans le Nouvel ordre mondial, les dirigeants politiques discrédités, qui sont les laquais de puissants intérêts d’affaires, sont remplacés par de nouvelles marionnettes politiques. Républicains ou Démocrates, peu importe. Le jeu de « (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Lenand a dit :
Les États-unis sont plus bellicistes que jamais. L’expansion militaire états-unienne telle que défini dans le Project for a New American Century (PNAC). Le PNAC est un « think tank » néo-conservateur en liens avec l’establishment de (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Marchaud a dit :
Une éventuelle guerre contre l’Iran préparait le terrain pour d’autres conflits sanglants où la mort et la destruction risquent d’atteindre un niveau sans précédent. Dans un commentaire paru récemment dans le Washington Post, (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Alors que les propagandistes de guerre américains présentaient l’attaque contre l’Irak comme une prolongation de la « guerre contre le terrorisme », il est bien connu que l’administration Bush avaient développer ses plans pour (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
anonyme a dit :
Tout ce qui se passe depuis la fin de la Guerre froide, y compris la mise sous tutelle graduelle du pétrole et du gaz arabes par les grandes compagnies occidentales, l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, les menaces conte (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
JANVIER a dit :
George Bush a une vision manichéenne de la Bible, laquelle est dominée par la lutte entre le bien et le mal. C’est une vision tout en noir et blanc qui ne fait pas de place au gris. George Bush se sert en outre du Livre de la Révélation (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Lounis a dit :
En cas d’attaque, les américains pourront compter sur leurs larbins habituels, les monarchies du Golf dont l’ennemi déclaré est l’Iran. Un Iran affaibli arrangerait l’Arabie Séoudite qui aspire à devenir la puissance (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Rémi. P a dit :
L’agressivité des Etats-Unis n’est que l’expression de leur déclin, accentué par l’émergence de nouvelles puissances ainsi que l’a si bien mentionné René Naba dans son texte. L’économie américaine est (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Kamel a dit :
Je suis scandalisé comme beaucoup par la politique guerrière américaine qui consiste à soumettre tout le moyen-orient au mépris du droit international et des droits des peuples les plus élémentaires. Quand je vois le comportement du duo Sarkozy (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Edmond Lemoine a dit :
Bien vu René Naba, en tant que gaulliste, je regrette l’alignement de la France sur les Etats-Unis, et ce passge de votre texte est d’une grande vérité : "Le Quai d’Orsay, souvent brocardé pour sa frilosité, s’est mû en (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Fréderic a dit :
Bien que je partage l’analyse de Monsieur Naba, je souligne cependant que les américains enlisés qu’ils sont en Irak ne peuvent se permettre une attaque de grande engergure comme celle contre l’Irak. Si attaque il y a, elle ne (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Olivier Lanielle a dit :
Je tiens à rappeler à titre d’information que depuis sa création en 1948 et jusqu’à la Révolution iranienne en 1979, Israël a connu des relations cordiales avec l’Iran, alors dirigé par la Dynastie Pahlavi. L’Iran fut (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Jérôme a dit :
Une anecdote révélatrice lire ci-dessous de nouvelle la politique française au Proche-Orient : La scène s’est déroulée mardi après-midi au cours d’une conférence de presse conjointe avec Tzipi Livni, à l’occasion de la (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Florentin Vas. a dit :
La guerre contre l’Iran semble programmé comme l’a été celle contre l’Irak en 2003. Sauf qu’à la différence majeur, les Etats-Unis pourront compte sur Sarkozy et son va-t-en guerre (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Denis a dit :
Analyse très fine qui dénote une maîtrise et connaissance indéniable du sujet et qui va à rebours de l’immonde propogande servis par nos médias où évissent de pseudo experts qui sont avant tout les télégraphistes de l’Oncle (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Waglioni a dit :
Votre article est un plaisir à lire, et par les vérités qu’il rappelle, il console de toutes les falsifications que l’on peut lire, voir ou entendre dans le bruit ambiant. Cependant, je pense que l’on pourrait contester votre (...) (Lire la suite)
24 septembre 2007
Rachid ZANI a dit :
absolument prodigieux et très instructif cet article ! On y apprend que l’armement iranien est prodigieux et en dit long sur sa capacité à résister quant à la possible et néanmoins future tentative d’agression américano-sionniste (...) (Lire la suite)
 
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